L’ESPRIT SCIENTIFIQUE DU PROJET

🇬🇧 If you prefer English, click here! 🇬🇧

Le processus de base:

Les images, les objets et les sons que je dĂ©veloppe sont tous dĂ©rivĂ©s de donnĂ©es empiriques lĂ©gitimes. Comme illustrĂ© Ă  droite, le processus commence par l’enregistrement d’un «polysomnographe» (ou PSG). Au minimum, un PSG mesurera l’activitĂ© Ă©lectroencĂ©phalographique (EEG) ou «ondes cĂ©rĂ©brales», le mouvement des yeux (par Ă©lectro-oculaire ou EOG) et le tonus musculaire. Souvent, ils collecteront Ă©galement des donnĂ©es sur l’activitĂ© cardiaque, la tempĂ©rature et la respiration (car l’une des principales applications mĂ©dicales consiste Ă  aider les personnes souffrant d’apnĂ©e du sommeil). Ces rapports PSG sont ensuite examinĂ©s par des experts (ou de plus en plus par des machines) et les diffĂ©rentes Ă©tapes du sommeil sont identifiĂ©es dans ce que l’on appelle un «hypnogramme». L’hypnogramme indique quand, par exemple, un sujet est entrĂ© dans le sommeil paradoxal ou lorsqu’il est en sommeil profond «à longueur d’onde lente».

Les PSG que j’utilise proviennent soit de bases de donnĂ©es semi-publiques sur la science du sommeil, utilisant des sujets anonymisĂ©s, soit sont enregistrĂ©es par moi-mĂŞme Ă  l’aide de mon propre Ă©quipement de biodĂ©tection (voir ci-dessous). Je passe ensuite en revue les donnĂ©es pour trouver une pĂ©riode appropriĂ©e pendant laquelle le sujet fait l’expĂ©rience du sommeil paradoxal. (NB: C’est une erreur d’assimiler le sommeil paradoxal au rĂŞve, mais on peut dire que les personnes en Ă©tat REM rĂŞvent environ 80% du temps. Pour en savoir plus sur cet aspect important de la science du sommeil, cliquez ici). Très souvent, je choisis le dernier rĂŞve de la nuit, car c’est le matin que nos rĂŞves sont souvent les plus longs et les plus intĂ©ressants. J’utilise le «EDF Browser» open source pour ouvrir, rogner, sous-Ă©chantillonner et exporter les fichiers. Il s’agit d’un logiciel de traitement du signal dĂ©veloppĂ© par Teunis van Beelen. Tandis qu’il est conçu pour les personnes dĂ©jĂ  initiĂ©es aux merveilles des «filtres passe-bande», j’en suis parvenu Ă  en comprendre au moins une partie. Dans l’avenir, j’espère m’attaquer Ă  «MATlab», qui est la solution sine qua non dans le monde du traitement des signaux neuroscientifiques.

Je pense que beaucoup d’artistes qui travaillent avec des donnĂ©es EEG utilisent des techniques qui connectent directement l’entrĂ©e des ondes cĂ©rĂ©brales Ă  un logiciel de traitement audio ou graphique. Soit ils ont eux-mĂŞmes une formation en programmation informatique, soit ils sont assistĂ©s par des programmeurs et des techniciens très intelligents pour les aider! Je n’ai aucune objection formelle Ă  de tels projets, mais pour ce travail particulier, je m’intĂ©resse surtout au processus de dĂ©couverte et d’expĂ©rimentation lui-mĂŞme, et Ă  la dĂ©finition de ce que je peux rĂ©aliser compte tenu de mon expĂ©rience relativement limitĂ©e, apprise notamment en regardant de Youtube. Donc, pour le moment en tous cas, je prends les donnĂ©es brutes et les importe dans le bon vieux logiciel Microsoft Excel. Je soumets les nombres Ă  divers algorithmes que j’ai dĂ©veloppĂ©s et utilise les rĂ©sultats pour crĂ©er les bases de partitions musicales, de visualisations de donnĂ©es Ă  l’aide du langage «Processing» ou d’expĂ©rimentations beaucoup plus simples avec de la peinture Ă  l’aquarelle.

Ma propre polysomnographie:

Ce n’est que rĂ©cemment que la technologie a Ă©tĂ© suffisamment dĂ©veloppĂ©e pour permettre aux consommateurs moyens d’accĂ©der Ă  des dispositifs capables de mesurer, par exemple, les ondes cĂ©rĂ©brales. Il serait peut-ĂŞtre exagĂ©rĂ© de qualifier cette technologie de «lubie», mais il semble que la demande du public pour de tels dispositifs augmente Ă  mesure que les gens veulent en savoir plus sur leur activitĂ© cĂ©rĂ©brale et / ou se livrer Ă  divers exercices de «neurofeedback». Bon nombre de ces «interfaces ordinateur-cerveau» ou BCI semblent ĂŞtre tout Ă  fait conviviaux/abordables, mais sont conçus pour faciliter les applications de mĂ©ditation et de neurofeedback plutĂ´t que pour l’Ă©tude du sommeil. MalgrĂ© leur facilitĂ© d’utilisation, la crĂ©dibilitĂ© scientifique de tels dispositifs reste, semble-t-il, un peu douteuse chez les professionnels (plus de discussion ici).

J’ai optĂ© pour un appareil un peu moins convivial, mais un peu plus robuste: un tableau «Cyton» fabriquĂ© par OpenBCI. Ce dispositif, tout en ayant une courbe d’apprentissage un peu plus abrupte et un peu plus compliquĂ©e Ă  utiliser, permet toutes sortes d’enregistrements de donnĂ©es biographiques, de manière Ă  pouvoir capturer l’EEG, l’EOG et le EMG nĂ©cessaires Ă  un bon polysomnographe. ComparĂ© Ă  d’autres appareils, il s’agit clairement de l’instrument le plus prĂ©cis disponible pour consommateur lambda, et j’aime bien le fait qu’il soit entièrement open source et axĂ© sur la communautĂ©.

Le but de mon processus Ă©volutif est de capturer trois lectures EEG, au moins une lecture EOG et une lecture EMG du menton. Cela me permet de crĂ©er mon propre hypnogramme, d’identifier une pĂ©riode de sommeil paradoxal et de suivre les mĂŞmes procĂ©dures que pour les donnĂ©es anonymes. Je documente minutieusement le processus de dĂ©finition de tout cela dans la section Blog de ce site et considère ce processus de dĂ©couverte et sa documentation comme faisant partie intĂ©grante de «l’Ĺ“uvre d’art» qui constitue le Laboratoire de RĂ©alisation de RĂŞves dans son ensemble.

Pour plus d’informations sur la science gĂ©nĂ©rale du sommeil et du rĂŞve, sur les processus impliquĂ©s dans ce projet ou sur les bons livres Ă  lire, reportez-vous Ă  la section blog en pleine expansion! (en Anglais, desole!)

étape 1 : Quelqu'un est connecté au biosensor (NB: le bien est beaucoup plus petit!)
étape 2 : Ondes cérébrales et bio-données sont collectées
étape 3 : les données brutes sont exportées sous la forme d'un fichier exploitable
étape 4 : Les données chiffrées de l'étape 2 ont transformées... en tout autre chose!
The Open BCI CYTON biosensor.